Que faire en cas de chirurgie esthétique ratée ?

Une chirurgie esthétique ratée est affligeante tant physiquement que moralement. Quelle procédure doit-on suivre pour obtenir un dédommagement ? Réponses.

Une nouvelle intervention réparatrice

On peut parler de chirurgie esthétique ratée lorsque le résultat escompté n’est pas atteint. La situation peut être pire, car une erreur peut engendrer une difformité physique qui s’avère souvent très difficile à supporter pour le patient. Celui-ci doit vivre avec une déformation qui le met en situation de disgrâce au sein de la société. Quelles sont les démarches à faire pour obtenir réparation du préjudice ?

Il existe deux recours possibles pour une personne victime d’une opération ratée en chirurgie esthétique. En principe, le praticien doit effectuer une nouvelle intervention en vue de restaurer les dégâts gratuitement ou à un tarif réduit. Le patient doit donc dans un premier temps s’adresser au chirurgien pour programmer une retouche. Comme la réparation peut s’avérer difficile, il se peut que le praticien refuse par peur d’un second échec. Dans ce cas, le patient lui demandera un dédommagement et contactera un autre spécialiste pour se faire réopérer.

Le recours juridique

Lorsque toutes les démarches possibles en vue d’une conciliation avec le chirurgien ont été effectuées et demeurent vaines, il ne reste plus à l’intéressé qu’une dernière solution pour obtenir réparation: le recours juridique. En premier lieu, il convient de déterminer si la poursuite en justice concerne le praticien lui-même ou la clinique au sein duquel il travaille. La procédure est en effet différente, en vertu de l’arrêt en date du 9 novembre 2004 promulgué par la Cour de cassation. Avant d’intenter une action en justice, le patient doit recourir aux services d’un expert afin de définir le niveau de responsabilité du chirurgien dans l’échec de l’intervention.

Que la poursuite soit engagée contre un établissement médical ou contre un chirurgien exerçant à titre indépendant, il est indispensable que la victime fasse appel aux services d’un avocat qui se chargera de déposer la plainte auprès de la juridiction compétente. Au cas où la requête est déboutée par le Tribunal de première instance, un nouveau recours peut être intenté au niveau de la Cour d’appel. S’il le faut, l’affaire peut être portée jusqu’en Cour de cassation, le plus haut niveau de juridiction.

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