Chirurgie esthétique des mineurs : que dit la loi ?

Aujourd’hui, nombreuses sont les personnes ayant recours à la chirurgie esthétique pour corriger des petites imperfections du corps. Devenue pratique courante dans de plusieurs pays, cette tendance fait de plus en plus d’adeptes parmi les jeunes Français.

Age et chirurgie esthétique ?

La chirurgie esthétique est en passe de devenir un acte banal dans la société moderne. Une bonne partie de la population mondiale voue un véritable culte au corps parfait. Les chiffres sont éloquents: rien qu’en France, des centaines de milliers de Français ont recours à des médecines et opérations esthétiques à visée non thérapeutique. Chez les jeunes, les filles sont majoritaires.

Il n’est pas rare de voir un mineur se présentant à son rendez-vous avec un désir ardent d’avoir le même menton, les mêmes lèvres ou le même nez que son idole. Augmentation mammaire, liposuccion, rhinoplastie et augmentation des lèvres sont les opérations les plus populaires auprès des adolescentes.

Il n’y a pas d’âge minimum pour avoir recours à la chirurgie esthétique. Toutefois, pour pouvoir bien assumer ce choix, elle requiert une maturité psychologique qui, en passant, peut être acquise chez de très jeunes personnes.

Que dit la loi ?

Face à cette recrudescence du nombre d’interventions chez les mineurs, la loi française instaure des barrières. Bien sûr, il ne s’agit pas d’interdire l’opération d’oreilles décollées, ou autres chirurgies reconstructrices, mais de limiter le recours à la chirurgie esthétique pour les mineurs.

Il faut préciser que la réglementation française n’interdit pas les opérations de chirurgie esthétique sur des mineurs, mais une autorisation parentale est cependant nécessaire. Par ailleurs, la consultation préalable d’un psychiatre et la consultation, pour un second avis, d’un autre chirurgien esthétique sont obligatoires. Les frais occasionnés par ces consultations ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale. La transgression de ce dispositif est passible d’une amende de 30.000 euros.

L’objectif est de faire prendre conscience aux parents et mineurs l’importance de cette opération tant sur le plan physique que psychologique et d’éviter des conséquences qui pourraient être dommageables.

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