Tout savoir sur les greffes cutanées

Le rôle de la chirurgie plastique ne se limite pas à un traitement esthétique du corps. Elle sert également à soigner certaines blessures graves de la peau. La greffe cutanée permet de réparer les tissus endommagés en laissant peu de cicatrices.

Qu’est-ce qu’une greffe cutanée ?

Après un accident grave comme une brûlure ou l’ablation d’une tumeur, la peau ne peut pas se régénérer toute seule. La greffe est une méthode chirurgicale qui consiste à recouvrir une plaie vive à l’aide d’un fragment de peau saine, appelé greffon, pour favoriser la cicatrisation. On dit qu’une greffe a pris lorsque le greffon est correctement irrigué par les vaisseaux sanguins. Pour limiter les risques de rejet, le chirurgien plastique pratique généralement une autogreffe. Le greffon est alors prélevé sur le receveur.

Une greffe cutanée peut être une greffe de peau mince. Le chirurgien prélève un fragment de l’épiderme du patient, généralement sur les cuisses ou les fesses pour le replacer sur la plaie. Le prélèvement n’étant pas invasif, la zone donneuse cicatrise rapidement. À l’inverse, une greffe cutanée totale nécessite une transplantation de toutes les couches de tissus qui composent la peau. Cette méthode, souvent préconisée dans les chirurgies du visage ou de la main présente l’avantage de laisser très peu de cicatrices. Pour accélérer la revascularisation, la greffe est protégée à l’aide d’un bourdonnet. Il s’agit d’un type de suture permettant de maintenir les bords de la greffe, le temps que la cicatrisation se fasse.

Les greffes cutanées après une brûlure

Pour soigner les brûlures les plus graves, le chirurgien a recours à une greffe cutanée. Généralement, le médecin procède à une allogreffe cutanée qui agit comme un pansement temporaire. Régulièrement remplacée, elle est utilisée dans l’attente d’une autogreffe réalisée avec un greffon provenant d’un autre donneur et cultivé en laboratoire. Comme le système immunitaire du patient receveur est affaibli par les brûlures, les risques de rejets sont moindres lors d’une allogreffe.

Plus récemment, les allogreffes sont utilisées comme pansement définitif. Pour une allogreffe cutanée, le greffon est fourni par une banque de tissus, son utilisation est plus contrôlée. Pour éviter les risques d’infection, les brûlures sont nettoyées en profondeur. Le temps de rémission est relativement long, il faut attendre environ un an pour que la partie greffée retrouve toute son élasticité. Toutefois, il subsiste un risque de complication après l’intervention.

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