La nymphoplastie réparatrice et esthétique

Les petites lèvres tombantes constituent à la fois une gêne dans la vie quotidienne et dans l’épanouissement de la vie sexuelle de la femme. Grâce à la nymphoplastie, la chirurgie esthétique peut mettre définitivement un terme à ce problème.

La nymphoplastie, une nécessité

La nymphoplastie est surtout préconisée pour le traitement de l’hypertrophie des lèvres vaginales. D’après les statistiques, cet excès apparaît particulièrement inesthétique dans 87% des cas. Une sensation d’inconfort suivie d’irritation et de douleur a été signalée par 26% des personnes ayant fait l’objet de cette étude lors d’une pratique sportive ou le port d’un vêtement serré. Enfin, le plus difficile pour ces personnes est d’éprouver un problème sexuel dû essentiellement à une pénétration douloureuse. La friction lors des rapports sexuels devient en effet un véritable calvaire ne permettant pas à la femme de profiter pleinement de ses moments intimes.

Les spécialistes classent l’hypertrophie des petites lèvres en plusieurs catégories en fonction de leurs formes. L’intervention chirurgicale est nécessaire lorsque la longueur des lèvres en question dépasse le seuil des 4 cm. Malgré cette limite, l’opération peut être indiquée même si l’excès semble minime dans le cas où les gênes sont insupportables. D’ailleurs, ce sont ces signes qui permettent de connaître l’existence d’une hypertrophie des lèvres. Notons au passage que l’hypertrophie des petites lèvres apparaît comme une malformation assez fréquente. Sa correction chirurgicale entre à la fois dans la catégorie des interventions réparatrices et des interventions esthétiques.

Déroulement de la nymphoplastie

L’hospitalisation lors d’une nymphoplastie se fait en ambulatoire. L’opération proprement dite est effectuée sous anesthésie générale de courte durée ou sous anesthésie loco-régionale. Une anesthésie locale peut également être appliquée à la demande de la patiente et en fonction de son état physique, il faut toutefois signaler que les piqures ne sont pas tout à fait agréables. Une fois la zone d’intervention anesthésiée, la patiente est mise en position gynécologique et l’excès des petites lèvres est supprimé. Afin d’éviter les saignements pouvant causer une hémorragie, le praticien réalise une hémostase. Aucun enlèvement des fils n’est prévu après l’opération puisque la suture est réalisée à partir d’une matière résorbable.

Les suites d’une nymphoplastie réparatrice s’avèrent peu douloureuses, ceci même si la patiente éprouve une certaine difficulté à marcher après l’intervention. Cette gêne est toutefois passagère et s’estompe en seulement quelques jours. Le port d’une jupe est plutôt indiqué les 10 premiers jours jusqu’à ce que les douleurs disparaissent. La patiente peut reprendre une activité sexuelle normale après un mois et demi. Les complications après l’opération sont rares, un traitement local est généralement suffisant pour empêcher les infections, favoriser la cicatrisation et atténuer les douleurs.

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