La nymphoplastie : chirurgie esthétique du sexe féminin

Gêne pendant l’acte sexuel, lors d’une marche, ou tout simplement gêne d’ordre esthétique, des lèvres trop développées ou tombantes au niveau de la vulve peuvent constituer de véritables problèmes pour certaines femmes. Afin d’y remédier, l’on peut avoir recours à la nymphoplastie.

En quoi consiste la nymphoplastie ?

La nymphoplastie est une intervention chirurgicale qui consiste à enlever la partie des petites lèvres qui excède au niveau de la vulve de la femme. Les patientes qui y ont recours sont souvent celles sujettes à une hypertrophie des lèvres et celles dont les petites lèvres sont devenues tombantes. Depuis plusieurs années, la nymphoplastie est réalisée suivant deux principales méthodes, la nymphoplastie longitudinale et la nymphoplastie triangulaire. Selon le pratiquant et les besoins de la patiente, d’autres techniques personnalisées peuvent toutefois être appliquées. L’opération s’effectue généralement en moins d’une heure et sous anesthésie générale ou rachianesthésie. Selon l’état de la patiente, la cicatrisation se fait de 6 mois à un an. Un repos de quelques jours est préconisé après l’intervention.

La nymphoplastie triangulaire et la nymphoplastie longitudinale

Bien que d’autres méthodes peuvent être pratiquées par des chirurgiens spécialisés, la nymphoplastie se base principalement sur les techniques triangulaire et longitudinale. La première option consiste à enlever un triangle sur la partie postérieure des petites lèvres. Elle présente le principal avantage de dissimuler les cicatrices à la jonction des petites et grandes lèvres. Elle permet également de garder les plis naturels de celles-ci. En revanche, la nymphoplastie triangulaire peut présenter des risques de lâchage de suture fréquent. La nymphoplastie longitudinale, de son côté, consiste à retirer la muqueuse qui excède le long des petites lèvres. Elle permet de conserver l’aspect naturel de ces dernières, tout en dissimulant la cicatrice. Cette méthode a également l’avantage de ne présenter qu’un risque minime de lâchage de suture.

Les risques liés à la nymphoplastie

Si la nymphoplastie figure parmi les interventions chirurgicales les plus délicates, les complications qui y sont liées sont assez rares. Néanmoins, comme toute opération, l’on peut toujours s’attendre à certains désagréments. Selon l’état de la patiente, l’anesthésie générale peut notamment engendrer des conséquences indésirables. Une hygiène non contrôlée des soins peut également provoquer diverses infections et une réintervention peut avoir lieu en cas d’hématomes. La nymphoplastie peut également s’accompagner de troubles de cicatrisation, selon l’état de la patiente, ainsi que de troubles de sensibilité ou des douleurs au niveau de la partie cicatricielle. Bien que souvent transitoires, des douleurs peuvent également survenir lors des rapports sexuels. Dans tous les cas, il est fortement recommandé de faire appel à un spécialiste.

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